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added: Wed, 28th September 2005 | 416 views | 0x in favourites
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Étonnements rapides et durables
Je rassure Vola, les dinosaures ne meurent pas à dix ans...
L'ère des dinosaures a duré au moins 160 millions d'années, et certains paléontologues comme Robert Bakker ont parlé d'une espérance de vie chez les dinosaures sauropodes de l'ordre de 150 à 200 ans...
Je ne demande pas moins pour l'une des causes de mon silence...
Le petit Andy (à prononcer à la malgache, sans accentuer le y, en hommage aux origines de In the Mood) est né le 28 avril 2008...
Le papa, la maman et la "grande" soeur sont ravis...
Première leçon de dix ans de blogging : la vie est belle.
La blogosphère de l'Océan Indien parle largement du cyclone Ivan et de ses conséquences : à l'heure qu'il est, on dénombre 2422 entrées chez Google et 343 chez Technorati.
Bon, il y a peut-être dans ces décomptes un peu de confusion avec un homonyme célèbre, mais il n'empêche que ces chiffres sont assez significatifs de l'émotion récente.
Celle-ci n'est pas injustifiée : au moment de toucher la côte malgache, Ivan était classé cyclone tropical intense.
C'est grosso modo l'équivalent d'un niveau 4 sur l'échelle de Saffir-Simpson dont le maxima est à 5. En touchant l'île Sainte Marie et la côte Est de Madagascar dimanche dernier, Ivan était donc comparable pour ce qui concerne la force de vent à l'ouragan Katrina au moment où il a touché La Nouvelle Orléans le 29 août 2005.
Cette donnée brute ne suffit pas à apprécier l'impact réel d'un cyclone sur Madagascar. Hélas, des cyclones tropicaux intenses (CTI) ou très intenses (CTTI) font partie des évènements "normaux" de l'île (au sens statistique du mot, s'entend...). Il y a moins d'un an, nous avons ainsi connu Indlala : 88 morts, 30 disparus.
Dans le cas d'Ivan, une autre donnée importante qu'il faut prendre en compte est la vitesse de déplacement après la touchée de l'île. Ce cyclone a malheureusement pris tout son temps pour traverser Madagascar, provoquant sur son passage des pluies très abondantes.
Comme un cyclone n'a aucune raison d'épargner les routes, ponts, infrastructures électriques et équipements de télécommunication (même si certains arrivent à bloguer pendant le cyclone), il est encore un peu tôt pour tenter d'établir un bilan.
Pour quelques très privilégiés, le seul désagrément sera de ne pouvoir faire leurs courses au centre commercial Smart de Tanjombato qui se trouve actuellement les pieds dans l'eau. Pour la grande majorité, les désagréments seront un peu plus sérieux. Pour se faire une idée, on peut s'appuyer sur Mialy qui prend la peine d'écouter la radio pour nous.
Car la radio reste la meilleure source d'information en de telles circonstances, à condition d'avoir un poste transistor fonctionnant avec des piles et d'avoir le réflexe de l'allumer à l'heure du bulletin d'information.
Si l'on n'a pas oublié cette caractéristique des médias locaux, on peut dire que le dispositif d'alerte a bien fonctionné. Il y a juste quelques personnes qui ont oublié que lorsqu'un avis de menace (filazana loza manambana
) est émis, les écoles ferment.
Par contre, le dispositif de levée d'alerte après le passage du cyclone semble un peu moins au point... En général, les services météorologiques nationaux ont maintenu longtemps dans leurs bulletins des avis d'alerte complètement déphasés par rapport aux communiqués que les chefs de districts faisaient diffuser sur les radios locales.
Un peu gênant de constater que les gens étaient en train de quérir marteaux et clous pour reconstruire leurs maisons, alors que selon la météo nationale, ils ne devaient pas encore en être sortis... Il vaudrait mieux corriger le tir avant le prochain météore.
C'est encore l'époque des cadeaux, donc qu'est ce qu'on pouvait bien donner en ce nouvel an à des gens situés parfois à l'autre bout de la planète ?
Des souhaits de bonne humeur certes pour les lecteurs les plus fidèles (une bonne année, quoi !), mais des geekeries c'était quand même un peu plus concret...
Donc on s'y est mis, avec prise de tête et tout et tout...
Cela faisait un certain temps que je trouvais les possibilités d'Haloscan un brin primitives et que j'enviais la page d'accueil d'Embruns. Un accès plus direct aux commentaires, cela favorise quand même l'interactivité avec le lecteur...
Et comme Laurent avait testé de nouveaux joujoux (non, je ne me référais pas à certains envois récents par Chronopost...), l'envie de bidouiller m'a repris...
Les contraintes étaient nombreuses et relativement ardues :
document.write, qui génére qui plus est un code HTML rempli de bugs... Pas de JSON, pas d'objet...La solution est une combinaison d'IFRAME et d'AJAH (Asynchronous JavaScript And HTML) dont je suis raisonnablement fier... La page d'accueil valide et fait sourire iCab, et même sous Internet Explorer 5 pour Macintosh, la mise à jour dynamique fonctionne...
Quant aux navigateurs encore plus anciens ou ayant désactivé Javascript, ils continuent d'accéder aux commentaires par un lien classique...
Bien entendu, je compte sur mes lecteurs pour vérifier que tout fonctionne bien. Je n'ai notamment pas d'Internet Explorer sous Windows sous la main... Quant aux plus geeks d'entre vous, ils pourront examiner le code mis en oeuvre.
Via Ingahy Doara ;-) , gros coup de coeur pour un clip vidéo de Paul van Dyk et Peter Heppner, Wir Sind Wir (ein Deutschlandlied).
Assez hypnotisé par le truc (c'est un peu normal, c'est de la trance), et malgré des rapports avec la langue allemande à peine moins distendus qu'avec le latin, je me risque à faire une traduction des paroles originales.
Jour après jour, année après année,
lorsque je parcours ces rues,je vois sur les ruines de cette ville
se redresser des maisons.Pourtant il reste bien de fenêtres vides,
pour beaucoup, il n'y a point eu de retour.Et de ce qu'il y avait jadis,
on préfère ne plus parler aujourd'hui.Pourtant je demande,
je me demande qui nous sommes.Nous sommes nous, nous sommes là debout,
divisés, défaits et pourtant
en fin de compte, toujours vivants.
Nous sommes nous, nous sommes là debout,
cela ne peut être déjà du passé.
Pas de temps pour être triste ;
nous sommes nous,
nous sommes là debout.Nous sommes nous.
Nous relevant des ruines,
nous pensions avoir achevé un rêve.Quarante années durant,
nous avons tiré ensemble sur une corde
pour changer les cendres en or.À présent, tout est à nouveau différent,
et ce qu'il y avait avant, ne vaut plus rien aujourd'hui.Maintenant, nous pouvons avoir ce que nous voulons,
mais ne voulions-nous pas en fait beaucoup plus ?Et je demande,
je me demande où nous en sommes.Nous sommes nous, nous sommes là debout,
à nouveau unis dans un pays
hyper riche et parti en fumée.
Nous sommes nous, nous sommes là debout,
personne ne nous abat si rapidement.
Pas de temps pour être amers,
nous sommes nous,
nous sommes là debout.Nous sommes nous.
Nous sommes nous,
divisés, défaits, et pourtant
en fin de compte, les notres continuent d'exister.Nous sommes nous,
et nous surmonterons cela
puisque la vie doit bien continuer.Nous sommes nous,
ça n'est qu'un mauvais pas,
nous ne renonçons pas si vite.
Commandée par la télévision, pour un film sur l’histoire de l’Allemagne, cette chanson n’est donc pas née d’une motivation personnelle des deux musiciens. Pourtant, une partie de la critique de gauche s’est abattue sur eux, voyant dans la chanson une manifestation d'un nationalisme amnésique.
Peter Heffner : « Nous savions tous les deux qu’en écrivant une chanson sur ce pays, ça pouvait poser un problème. J’ai donc choisi sciemment certaines formulations bien précises. Chaque mot devait être à sa place. Et quand un journaliste prend tout simplement une phrase de la deuxième strophe et la colle à la première, dont le sujet est complètement différent – la première portant sur l’après-guerre, la seconde sur la période d’après la chute du mur – et puis qu’il brasse le tout, pour déboucher sur un truc de droite complètement insensé, je dis qu’il y a tromperie. (...) Je n’ai pas essayé d’y mettre mon opinion personnelle sur cette époque-là ou sur ce que les gens y ont fait, mais de restituer ce qu’ils pensaient, de décrire leur situation à l’époque, de trouver les bonnes formulations. Vue la réaction de beaucoup de gens, je crois que c’est assez réussi. Ils sont nombreux à s’y être retrouvés et à avoir été touchés par le texte. »
Malgré ces critiques, la chanson atteignit le Top 10 allemand, et eut un tel impact sur une Allemagne en doute face aux difficultés de la réunification que le président du Sénat demanda à Heppner et Van Dyk de l'interpréter lors de la célébration officielle de la fête nationale le 3 octobre 2005.
Question annexe : quel que soit votre pays, si vous aviez à raconter l'histoire contemporaine récente du coté de chez vous, quelles images utiliseriez vous ?
Et allez, deux petits morceaux pour la route :
72, 91, 02, 07 ?
Le désir de changement des Tananariviens semble se manifester à intervalles de plus en plus rapprochés... Impossible pour le matheux de ne pas soupçonner une suite géométrique de raison 1/2...
Certes, il y a de nouveaux électeurs parmi ceux qui ont porté Andry TGV à la mairie de la capitale...
Mais bon nombre de ceux qui aujourd'hui revendiquent fièrement avoir voté pour le «bandy kely» ont gâché l'anniversaire de celui-là même qu'ils avaient il y a huit ans élu à la mairie, puis fait passer au stade supérieur il y a moins de six ans à l'occasion d'une autre élection, avant d'arpenter longuement les rues de la capitale et d'accepter pacifiquement une forte dose de privations.
Versatilité ? Aucun des "déçus" que j'ai pu approcher ne reproche à Ravalomanana de ne pas avoir en 1999 éliminé les embouteillages de la capitale dans les trois mois comme proclamé.
Pas un de ceux qui sont passés du vert à l'orange ne fait référence à la capacité financière d'acheter une R4 que le même Ravalomanana avait fait miroiter à tous ses compatriotes en 2001.
Et beaucoup trouvent la ville d'Antananarivo plus belle, plus propre, mieux gérée. Reflet local d'un début de croissance économique.
Non, à mon sondage informel, tous répondent plus ou moins : ilay toetran-dRavalo sy ny Tim mihintsy no tsy zakanay...
. Et les choses leur paraissent tellement évidentes qu'ils s'étonnent que je ressente le besoin d'analyser un peu plus finement ce qui dans le comportement des dirigeants actuels a suscité ce vote protestataire.
Si on les chatouille un peu plus, ils évoquent surtout le verrouillage pas vraiment subtil du pays : mélange entre intérêts privés et publics favorisé par l'accession des Tiko & Magro boys aux postes étatiques, mainmise sur les échelons administratifs intermédiaires, embrigadement plus ou moins volontaire des fonctionnaires au TIM Education ou au TIM Santé, refus du débat.
Par sa seule candidature, Andry TGV a réussi à devenir l'icône glamour des fautes de gouvernance du régime Ravalomanana.
En évitant soigneusement de s'associer avec l'opposition classique, en refusant de surenchérir par rapport aux attaques sur sa candidature, il s'est posé en gardien de l'esprit communautaire de 2002.
En mettant en place et en utilisant promptement un dispositif pour déjouer les tentatives de fraude et d'achat de voix, il a aussi montré que lui et ses électeurs/électrices avaient des cojones (précisons, Mesdames, que le mot est utilisé au sens anglo-saxon figuré...).
Faut-il en conclure pour autant que les jours de Ravalomanana au pouvoir sont comptés ?
Non, d'abord parce que le nouveau petit chéri n'aura même pas l'âge légal pour se présenter aux prochaines élections présidentielles.
Non, car si la déculottée du TIM est réelle, Ravalomanana peut se prévaloir d'avoir beaucoup plus mobilisé il y a un an que Andry aujourd'hui (à périmètre égal, 43% d'électeurs en plus).
| Election présidentielle | Election communale | |
|---|---|---|
| Inscrits | 604 650 | 620 631 |
| Votants | 356 117 | 273 164 |
| Taux de participation | 58,90% | 44,01% |
| Blancs et nuls | 7 265 | 4 250 |
| Suffrages exprimés | 348 852 | 268 914 |
| TIM | 244 766 | 87 124 |
| % TIM | 70,16% | 32,40% |
| TGV | - | 170 281 |
| % TGV | - | 63,32% |
Il reste que le message de Mercredi, qu'il ait été exprimé par Antananarivo ou par Antsirabe, a été très fort. Suffisamment ?
Si la sociologie de mon petit quartier reflète toujours celle d'Antananarivo, notre Marc national a passé un assez médiocre anniversaire.
[edit] A la demande du public, le tableau des blogs malgaches sera mis à jour jusqu'à la clôture des nominations aux Bombs, soit le 31 décembre 2007. Bon, c'est fait à la mimine, donc il faudra quand même que je trouve le temps de transpirer un peu.
Retour du bureau de vote. Pour la première fois depuis longtemps pour ce qui est de mon quartier, il fallait patienter pour faire acte de civisme. Ça doit en rendre nerveux quelques-uns.
En l'absence de sondages, le suspense est à peu près complet. Dans la file d'attente, bien peu de personnes semblaient capables de nommer ne serait-ce qu'un seul des candidats au poste de conseiller municipal ; l'élection des seuls maires a kidnappé toute l'attention, et il fort probable que dans l'esprit de nombre de personnes, le seul débat intéressant était "TIM ou pas TIM". Un peu triste pour une élection locale, mais bon...
Ayant eu confirmation que je n'aime pas voter pour des inconnus, et pensant n'être pas le seul, je propose d'éclairer votre lanterne pour la prochaine élection.
Bizarrement, aucune liste de candidats ne semble devoir être publiée avant le 31 décembre... C'est un choix, mais qui me semble un rien contradictoire avec le fait que seuls les cinq les plus nominés dans chaque catégorie seront portés à la connaissance du public et du jury.
Difficile dans ces conditions de faire des découvertes avant le 31 décembre.
Bien embêtant pour moi, qui cherche à cliquer fébrilement sur de nouveaux horizons afin de regarnir un aggrégateur de nouvelles récemment vidé.
Bien embêtant pour toute personne désirant contribuer au concours, car elle ne peut effectuer que quatre nominations, et risque fort de regretter son choix initial faute d'avoir découvert à temps une petite perle cachée.
Donc, Jogany, désolé, mais je n'ai pu m'empêcher de concocter un petit script pour découvrir quels sites avaient déjà été nominés. Et comme l'information a été publiée par ailleurs via ton fil RSS, je préfère ne pas la garder pour moi seul.
Problème annexe : j'ai dans mon aggrégateur quatre blogs "malgaches" dont je ne sais à quelle catégorie du concours ils correspondent... Comment je fais pour tout ce qui n'est pas culture, société, langue malgache et jeunesse ?
| Blog | Langue principale | Fil complet |
|---|---|---|
| The Thousand Dot Net | en | rss1 |
| Mialy s'en fout !! | fr | Atom |
| Crjo's Place | fr | Atom |
| Iarivo iombonantsika | mg | Atom |
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